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New York ne faisait pas spécialement partie de mes tropismes. Ce qui a emporté la décision de lui consacrer quelques jours de visite a été l’envie de découvrir une pièce du puzzle de l’histoire familiale. En effet un arrière-grand père, Martin, y a séjourné de 1905 à 1915 avant de décider de revenir en Alsace poigné par une irrépressible nostalgie de son pays natal. Il m’a plu de retourner sur les lieux où il est passé, notamment Ellis Island et New Jersey où il a habité. Mais à l’expérience, il est difficile d’y découvrir autre chose que de la vie en conserve, des souvenirs muséifiés, ressemblant aux vieilles photos jaunies et écornées de nos albums souvenirs. Que Martin ne soit pas resté dans cette ville aux possibilités illimitées, qu’il n’ait pas demandé la nationalité américaine, qu’il ne se soit pas marié et n’ait pas fondé une famille sur place ne m’a pas spécialement étonné, moi qui sait qu’avant de partir, à l’âge de 25 ans, pour le Nouveau Monde certaines pages de sa vie étaient restées blanches. La vie peut ressembler à un jeu de l’Oie où par absence de chance il faille repasser par la case « départ ».
Concernant NYC, tous mes a-priori se sont envolés à son contact. A lovely town, indeed! On peut tomber facilement sous le charme. La variété de ses paysages urbains entrecoupés de parcs urbains de caractère (Ah, Central Park : central, comme notre Place Kléber et 13 fois la surface de notre Orangerie), sa configuration géographique (Manhattan) qui fait de la proximité de l'eau un élément constitutif de son identité, la beauté de ses buildings, cathédrales des temps modernes, sans oublier la plus belle skyline au monde, les strates de son développement qui racontent des histoires à ceux qui savent les écouter, la vie de la cité au fil des jours -j'avais peur quelle ne fusse stressante, trépidante, pleine de bruit et de gaz d'échappement, il n'en a rien été. Ce fut une surprise de la découvrir si agréable à vivre, si propre (pas de graffitis, pas de crottes de chiens, peu de chewing-gum par terre et Dieu sait si la consommation de cette matière fait partie de la culture du pays.

C'est aussi le cœur nucléaire du capitalisme mondial, avec Wall Street (arrêtez-vous sur la photo de ce temple de la finance et lisez attentivement la description de la frise qui orne son fronton et vous verrez le glissement qui a pu se produire). C’est aussi , le cerveau des Etats-Unis avec Columbia University. C’est aussi la capitale des musées dont la visite pourrait, si on n’y met pas bonne garde, monopoliser tout votre séjour.
New York est plus qu’une ville, c’est la ville-monde.Le climat en avril est supportable même si nous avons du subir quelques sautes d'humeur thermométriques et pluviométriques, sans parler du vent qui sait être sans pitié pour les parapluies.
La bonne surprise a été l découverte des autochtones, très agréables à vivre, de contact facile, toujours prêts à renseigner les gens de notre sorte en recherche de repères (identifiables à leurs plans). Nous avons pu établir des contacts chaleureux et instructifs. Une partie du séjour a été consacrée à la visite de musées . Même si nous n’avons pas été atteints par la syndrome de Stendhal, la saturation menaçait. Ellis Island, sous la garde de la plus célèbre alsacienne du monde, a gardé une charge d’émotion de ce qui a constitué pendant près de cent ans la montée en puissance des States, l’arrivée massive de forces de travail, de compétences, de porteurs de projets et personnes animées de la foi que l’avenir leur appartenait à condition de se retrousser les manches.
Je pourrais évidemment continuer la liste des moments forts de notre séjour. Notamment la visite des Cloisters qui nous a réservé une belle surprise. Prévenez les Strasbourgeois de ne pas manquer d’y aller.Juste, avant de clore, j’aimerais vous inviter à appuyer sur le lien ci-dessous.
http://www.youtube.com/watch?v=-pLIBWyFBIg&feature=related
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